Le blog d'Esprit Livre

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Procrastination et écriture : se donner enfin toutes les chances d’écrire

procrastination

Sommaire

Il existe un moment très précis, presque banal, où l’on comprend que l’on n’a pas “manqué de temps”.
On est assis. La journée est finie. L’ordinateur est là. Le silence aussi et l’on constate, sans drame, qu’on n’a rien écrit.

Non pas parce que l’on n’en avait pas envie, mais parce qu’on a laissé passer ce point de bascule discret où l’écriture devient possible.

La procrastination pèse plus qu’on ne l’imagine sur notre envie d’écrire. Par son impact sur notre volonté d’agir, mais surtout à cause du rejet inconscient du tort qu’elle nous cause. On s’en accommode, car on estime contre toute logique qu’elle n’est pas une véritable perte de temps. Or, la réalité est têtue et nous prouve qu’on ne décide pas de différer, mais qu’on subit ce report — le rendant donc préjudiciable.

On peut appeler procrastination ce mécanisme précis : un report d’action qui ne repose pas sur un choix lucide, mais sur une déviation intérieure.
Le terme report désigne ici non pas un simple “plus tard”, mais un glissement qui finit par devenir un mode d’existence.
Ce que nous appelons écriture correspond, dans ce cadre, à bien davantage qu’une production de texte : elle représente une entrée dans le mouvement, une décision d’exister à travers une forme.

Dès lors, l’enjeu n’est pas de “se motiver”. Il est de reconnaître un phénomène qui agit comme une force de gravité sur l’esprit.


La procrastination n’est pas une absence d’action : c’est une présence qui occupe la place de l’écriture.


La procrastination, un surplace intellectuel

L’ajournement éternel

On pourrait, en souriant, aborder la procrastination ainsi : pourquoi écrire aujourd’hui ce qu’on n’écrira jamais demain ? Une façon comme une autre de souligner l’absurdité d’un ajournement éternel qui mène à l’inaction totale. Une fois ce constat établi, on n’est guère avancé si on ne sait pas reconnaître la procrastination pour ce qu’elle est. La considérer comme un fourre-tout regroupant des causes variées est confortable, mais ne résout aucun des problèmes qu’elle pose.

Le problème est qu’elle ne se présente jamais comme un refus.
Elle se présente comme une nuance. Une parenthèse. Une attente.
Autrement dit : une ruse.

Et cette ruse est d’autant plus efficace qu’elle s’appuie sur une illusion : celle d’un futur disponible.
Or, ce futur, dans l’ordre de l’écriture, n’est jamais une garantie. Il est une hypothèse.

Le degré zéro de la créativité

On peut s’accorder sur son effet indésirable le plus évident : le surplace intellectuel. On le confond parfois avec un bouillonnement créatif qui empêcherait qu’on se fixe durablement sur un projet. Rien n’est plus faux : il n’y a aucune once de créativité dans un renoncement perpétuel.

Néanmoins, l’urgence peut générer un bref surcroît créatif. Cette confusion fait que, sans le vouloir, il arrive qu’on en vienne à valoriser la procrastination au lieu de la combattre. Cela implique que l’on se trompe d’indicateur. On croit qu’il faut “attendre l’élan”. Alors que l’élan, en réalité, n’est souvent que la conséquence d’un premier mouvement.

On peut appeler surplace intellectuel cette situation où l’esprit travaille sans produire, accumule sans construire, réfléchit sans transformer.
Ce que nous appelons créativité correspond au contraire à une mise en forme : non une agitation mentale, mais une organisation intérieure.

Questionner la procrastination

Pour ne pas céder à cet évitement, modifier notre vision des choses s’impose. Un tel changement est d’autant plus aisé qu’il repose sur une certitude : la procrastination n’est pas une fatalité, mais un phénomène insuffisamment interrogé.

La preuve ? Ce report permanent s’enracine dans un faisceau de prétextes dont aucun ne résisterait à un questionnement clair : qu’ai-je à perdre à me mettre à écrire au moment où j’en ressens l’envie ? La réponse tient en quatre lettres : rien.

En conséquence, l’écriture n’est pas empêchée par un obstacle réel, mais par un obstacle interprété. Et c’est précisément cette interprétation qui doit devenir visible.


La procrastination se maintient moins par la force de ses causes que par l’absence de questionnement sur son mécanisme.


La procrastination n’est pas une maladie

Une tendance comportementale

Bien sûr, on doit s’intéresser aux raisons de cette esquive psychologique. La reléguer au rang du seul manque d’envie ou d’ambition serait faire l’impasse sur l’anxiété ou le défaut d’estime de soi qui sont des facteurs identifiés de la procrastination.

Il ne faut pour autant pas se réfugier derrière ce qui demeure une tendance comportementale en l’érigeant au stade d’une pathologie.

Le terme tendance comportementale désigne ici une habitude psychique qui se renforce par répétition, mais qui n’a rien d’un destin médical.
On peut appeler pathologisation ce réflexe qui consiste à se protéger en transformant une difficulté humaine en maladie, afin de s’exonérer de l’analyse.

Autrement dit, il ne s’agit pas de nier la souffrance.
Il s’agit de ne pas la rendre intouchable.

Débuter une réflexion

Une nature désorganisée, une mauvaise gestion du temps, un refus d’obstacle devant un travail ou le perfectionnisme ne sont donc ici pas liés à une maladie. Ce sont des empêchements à s’exprimer par l’écrit qu’il faut observer comme quelque chose de surmontable par soi-même.

Et c’est au moment où un dysfonctionnement altère notre processus de pensée qu’on peut repérer ce qui en est responsable. Pas le résoudre dans l’immédiat, mais entamer une réflexion à ce sujet.

Cette nuance est essentielle, car la plupart des textes sur la procrastination échouent à cet endroit précis : ils veulent “corriger” trop vite. Ils sautent la phase d’observation. Or, sans observation, on ne fait que remplacer une injonction par une autre.

Dès lors, la lucidité devient une forme d’action.

Pourquoi manque-t-on réellement de temps pour écrire ?

La question est presque automatique : “Je n’ai pas le temps.”
Elle revient comme un constat objectif, alors qu’elle est souvent une formule.

Non pas qu’il soit faux de manquer de temps, mais il est fréquent que le temps soit le nom poli d’autre chose : la fatigue, la dispersion, la peur de s’engager, la crainte de ne pas être à la hauteur.

Ce mécanisme conduit à une conséquence paradoxale : plus on croit manquer de temps, plus on multiplie les micro-évacuations mentales et plus l’écriture devient lointaine.

En conséquence, le manque de temps n’est pas toujours la cause : il est parfois le résultat.

Limiter les distractions

En thérapie cognitivocomportementale, on tend à maîtriser ses pensées et schémas pour adopter une vision plus réaliste et moins anxiogène des situations où la procrastination se manifeste.

Même en se sentant submergé par nos tâches, s’attacher à les prioriser ou à tenir nos délais s’effectue plus facilement en fixant un cadre. Délimiter les contours d’une difficulté permet de l’examiner avec davantage de concentration.

C’est primordial dans le sens où les distractions diverses sont constitutives de la procrastination.

Autrement dit, la procrastination n’est pas seulement “ne pas faire”.
Elle est aussi une manière d’être happé par des objets secondaires qui deviennent soudain prioritaires.


Ce qu’on appelle manque de temps dissimule souvent un manque de cadre, et le cadre manque parce que l’on redoute ce qu’il rendrait inévitable : commencer.


Vaincre l’accumulation

Ces petits riens qui nous débordent

La procrastination est la meilleure amie du désordre. D’insignifiantes paresses grignotent ainsi notre quotidien sans qu’on s’en rende compte.

Un livre dont on a eu besoin traîne sur notre bureau. Il ne nous sert plus, mais le range-t-on dans l’instant ? Non, bien qu’on s’irrite intérieurement d’éviter ce geste minuscule jour après jour. On verra ça plus tard.

Ce détail semble trivial et pourtant il ne l’est pas.

Car l’esprit enregistre ces petits renoncements. Il les additionne et il finit par vivre dans une atmosphère d’inachevé.

L’envahissement du plan de travail

Puis un deuxième le rejoint, bientôt suivi d’un troisième. À portée de main, l’étagère d’où ils viennent les attend encore. Au bout de quelques jours, plusieurs petites piles ont envahi l’espace de travail.

Quand on s’en aperçoit, le plus tard est souvent devenu trop tard. Un travail de sape de notre énergie créatrice est, hélas, déjà à l’œuvre.

Ce que nous appelons accumulation correspond à une forme d’encombrement qui n’est pas seulement matériel.
Elle est une surcharge cognitive. Elle est une occupation mentale par des objets non traités.

Dès lors, la question n’est plus : “Pourquoi je n’écris pas ?”
Elle devient : “Pourquoi mon espace intérieur est-il déjà saturé avant même d’avoir commencé ?”

Des murs dans notre esprit

Des études, comme celle de Princeton sur le désordre et la cognition, montrent combien l’accumulation matérielle altère la productivité.

On procrastine davantage les tâches comme l’écriture : notre environnement hurle ses urgences non traitées. Avant même d’avoir commencé, notre entrain s’évapore devant un ordinateur cerné de livres empilés. On érige des murs autour de notre esprit.

Heureusement, on peut les abattre. Ranger trois livres seulement change la donne et restaure l’élan. À quoi ça tient !

Ce détail est crucial, parce qu’il met en évidence une loi simple : la procrastination aime ce qui n’a pas de forme. Elle se nourrit de flou et elle s’éteint dès qu’un contour apparaît.


L’accumulation matérielle n’est pas un décor : elle devient une structure mentale qui transforme l’écriture en tâche impossible avant même d’exister.


La procrastination, ou le pointillisme mental

Le portrait de l’écriture

La peinture, à travers le pointillisme, pourrait illustrer le flou mental créé par la procrastination.

Ce mouvement artistique n’offre au regard, quand on observe une toile de trop près, qu’un chaos de touches colorées, mais, en prenant du recul, le motif global émerge avec une clarté saisissante.

Les tâches qu’on reporte de jour en jour sont semblables à ces « points éparpillés » brouillant notre perception du portrait temporel de l’écriture. Logiquement, il perd de sa signifiance si on ne s’en détache pas.

Le terme pointillisme mental désigne ici un état où l’on perçoit la vie en fragments, sans parvenir à rassembler les fragments en forme. Autrement dit, on voit des détails, mais on perd l’ensemble.

Et l’écriture, qui exige une vision globale, devient alors l’objet le plus difficile à atteindre.

Recomposer notre tableau mental

C’est pourquoi s’en éloigner permet de recomposer le tableau et ce qui semblait incohérent prend alors tout son sens.

Qui plus est, cette mise à distance interrompt un flot de pensées sans objet et transforme ce flux improductif en une réappropriation mentale propice à l’analyse.

Cette reprise en main doit alors se traduire par un acte concret. Rien d’extraordinaire ou de forcé — on ne se situe pas dans un défi au temps. Une micro-action suffit à regagner du terrain.

Dès lors, la micro-action n’est pas un “conseil pratique”. Elle est un signal. Elle est la preuve, envoyée à soi-même, que le mouvement est possible.

L’écriture prend-elle vraiment du temps ?

C’est une question plus profonde qu’il n’y paraît, car on confond souvent l’écriture avec la quantité d’heures passées à produire.

Or, une part importante de l’écriture se joue en amont : dans la disponibilité mentale, dans l’attention, dans la capacité à se rendre présent à ce que l’on veut dire.

En conséquence, écrire ne prend pas seulement du temps : écrire prend une forme d’espace intérieur. C’est précisément cet espace que la procrastination colonise.

Quinze secondes avant demain

Puisque l’on souhaite écrire, on peut ouvrir un fichier de traitement de texte et lui donner un nom en vue de la rédaction d’un article ou le début d’une nouvelle.

Rien de plus simple. Ça ne prend qu’une quinzaine de secondes.

Sûrement la plupart de ceux qui me lisent trouveront-ils d’ailleurs cela bien trop facile. Ça l’est, en effet, mais pourquoi ne pas l’avoir fait avant, en ce cas ?

Pourquoi s’être dit que ça pouvait attendre le lendemain ?

Parce que la procrastination repose en grande partie sur un processus irrationnel, au sens où l’on se nuit à soi-même en pleine connaissance de cause.

Autrement dit : on sait. Et pourtant on ne fait pas.
C’est là que réside la violence silencieuse du phénomène.


La procrastination fragmente la perception du temps, et c’est cette fragmentation qui fait paraître l’écriture disproportionnée, même lorsqu’elle commence par quinze secondes.


Deux ou trois clics pour sortir de la procrastination

Fin de la peur de l’enlisement

L’irrationnel se combat-il en deux ou trois clics ? Non, mais c’est un début pour s’extraire de l’ornière de la procrastination.

Ouvrir un document, répondre à un mail, c’est briser l’immobilisme mental qui nous paralysait l’instant d’avant.

On peut même précéder toute action allant dans ce sens d’une visualisation qui restaure la connexion intellectuelle avec son « futur soi » et en réduisant l’aversion immédiate.

C’est ne plus penser qu’on va s’enliser à chaque pas qui nous encourage à avancer.

Ici, le terme futur soi désigne la version de nous-même qui récoltera les conséquences de ce que nous faisons — ou de ce que nous ne faisons pas.
Et la procrastination, précisément, consiste à rompre ce lien.

Cela implique que l’on vit dans une temporalité amputée :
un présent saturé, un futur abstrait et un passé qui s’accumule en regrets silencieux.

Le pouvoir du premier geste

Un bureau débarrassé de ses piles de livres joue le même rôle : ce micro-reset visuel (ranger trois objets seulement) clarifie l’espace mental, comme le pointillisme qui révèle son motif en prenant du recul.

Ce geste libère l’attention sélective, éteint les signaux d’urgences en suspens et redonne un vrai souffle à l’élan créatif — parfait pour se remettre dans de bonnes dispositions avant de s’asseoir pour écrire.

Autrement dit, le premier geste n’est pas une performance. Il est une rupture. Il brise l’hypnose du report.

Le mouvement vers l’épanouissement

Cette visualisation fonctionne parce qu’elle active les mêmes circuits neuronaux que l’action réelle, renforçant la motivation et diminuant l’anxiété liée au démarrage.

On le sait, dans d’innombrables domaines de notre vie, la mise en mouvement décide si ce que nous entreprenons sera ou non couronné de succès.

Il va de soi que l’écriture libérée d’une boucle anxiogène entre dans une dimension où l’épanouissement lève une multitude de freins.

Et c’est ici que le texte rejoint son enjeu le plus profond : écrire n’est pas seulement produire. Écrire, pour beaucoup, est une manière de reprendre possession de soi.


Sortir de la procrastination ne revient pas à “gagner du temps”, mais à restaurer la continuité intérieure qui rend l’écriture possible.


On peut donc résumer le mécanisme ainsi :

  • La procrastination n’est pas un simple report : c’est une occupation mentale.
  • Elle crée un surplace intellectuel, souvent confondu avec un bouillonnement créatif.
  • Elle se renforce par la pathologisation (se croire malade plutôt qu’en analyse).
  • Elle prospère sur la distraction et l’absence de cadre.
  • Elle se matérialise dans l’accumulation : objets, urgences, inachevés.
  • Elle fragmente le temps en un pointillisme mental où l’ensemble disparaît.
  • Elle se fissure enfin au moment du premier geste, même minuscule, parce que ce geste restaure le mouvement.

Conclusion : un micro-passage expérientiel (sans pathos)

Il arrive qu’on ouvre enfin le fichier.
On n’écrit pas encore. On ne sait pas ce qu’on va écrire, mais l’écran est là et le document a un nom.

Chose étrange, ce simple fait modifie déjà la journée.
Le soir n’a plus la même texture.
Le lendemain non plus.

Non parce que l’on a “réussi”, m ais parce que l’on a cessé de différer.

Dès lors, une dernière question demeure, plus importante que toutes les autres : que se passe-t-il, intérieurement, quand l’on s’accorde enfin la permission d’écrire ?

C’est peut-être là, et seulement là, que l’on se donne réellement toutes les chances.

Et si l’on devait retenir une seule idée, ce serait celle-ci :
procrastination et écriture ne s’opposent pas comme le vice et la vertu, mais comme le flou et la forme.


Pour aller plus loin sans entrer dans une logique de “méthode”, une piste simple peut suffire :

Identifier, en toute honnêteté, quelle forme prend votre procrastination.
Est-ce une accumulation ?
Une peur d’entrer dans le mouvement ?
Une fatigue masquée ?
Une saturation d’inachevés ?
Un perfectionnisme qui se déguise en exigence ?

On peut appeler cela un diagnostic de posture : non pour se juger, mais pour voir clair.

Car tant que la procrastination reste une abstraction, elle domine.
Quand elle devient un mécanisme identifiable, elle commence déjà à perdre.

Et c’est à cet endroit précis que l’écriture redevient possible.

Procrastination et écriture : le point de départ n’est pas un effort. C’est une lucidité.

FAQ

 La procrastination est-elle une étape nécessaire à la créativité ou une forme d’incubation ?

Non, c’est une idée fausse. La procrastination représente le « degré zéro de la créativité ». Il ne faut pas confondre ce « surplace intellectuel » avec un bouillonnement créatif ; le renoncement perpétuel ne contient aucune créativité. Si l’urgence peut parfois générer un bref surcroît d’efficacité, la procrastination reste une inaction nuisible plutôt qu’une stratégie.

 La procrastination doit-elle être considérée comme une maladie ?

 Non, la procrastination n’est pas une fatalité ni une maladie, mais une « tendance comportementale ». Bien qu’elle puisse être liée à l’anxiété, au manque d’estime de soi ou au perfectionnisme, il ne faut pas l’ériger au stade de pathologie. C’est un phénomène surmontable que l’on doit observer pour comprendre ce qui altère notre processus de pensée.

Pourquoi procrastine-t-on alors que l’on sait que cela nous nuit ?

 La procrastination repose sur un processus irrationnel : on se nuit à soi-même en « pleine connaissance de cause ». C’est un report que l’on subit plutôt qu’on ne le décide. Elle s’enracine dans des prétextes qui ne résistent pas à un questionnement simple : qu’a-t-on à perdre à écrire maintenant ? Rien.

Quel est le lien entre le désordre matériel et la procrastination ?

La procrastination est la « meilleure amie du désordre ». L’accumulation d’objets (comme des livres non rangés) finit par ériger des murs dans notre esprit et bloque notre entrain. Des études, comme celle de Princeton, montrent que le désordre visuel altère la productivité et la cognition, créant un environnement qui « hurle ses urgences non traitées ».

Que signifie l’analogie du « pointillisme mental » ?

La procrastination crée un flou mental comparable à une toile pointilliste regardée de trop près : on ne voit qu’un chaos de tâches éparpillées. Il est nécessaire de prendre du recul pour que le « motif global » et le sens de l’écriture émergent à nouveau. Cette distance permet de transformer un flux de pensées improductif en une analyse propice à l’action.

Quelle est la méthode la plus simple pour briser la paralysie de la procrastination ?

Il faut miser sur le pouvoir du « premier geste » ou de la micro-action. Par exemple, ouvrir un fichier de traitement de texte ne prend que quinze secondes, mais cela suffit à briser l’immobilisme mental. De même, ranger seulement trois objets sur son bureau peut suffire à clarifier l’espace mental et restaurer l’élan créatif.

IA

Article original de (c) Frédéric Barbas, tous droits réservés
Recherche documentaire, infographie et vidéo réalisées en collaboration avec des IA.

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